2007 – L’Art dans les Chapelles

Le chœur

J’ai reçu cette année la très belle proposition de venir compléter la peinture murale que j’ai réalisée en 2005 dans la chapelle Saint-Jean, au Sourn. L’idée consiste à intervenir cette fois dans le chœur de l’édifice, dans cet espace religieux où naturellement tout est conçu pour que le regard circule et s’élève, pour atteindre en cette extrémité symbolique, par excellence, le sacré.

J’ai retrouvé les figures géométriques que j’avais mises en place il y a deux ans sur les hautes parois de l’édifice, se déroulant en modules répétés, traversés de lignes, telles les villes en constante progression. Elles servent de lien avec l’extérieur. Procéder à une extension vers le levant, me semble donc très naturel, à l’image même de ces centres urbains contemporains dont la croissance est très rapide, irrésistible, irrépressible.

Là où les réseaux cessaient de se dérouler, comme en attente, retenus par une frontière invisible, se déploieraient des motifs géométriques telles de nouvelles constructions épousant l’espace offert.

J’ai ajouté des motifs jaune lumineux et noirs intenses. Ils accompagnent le chemin du regard, se déploient en se rapprochant des vitraux. De fabrication industrielle et aux couleurs intenses, ces derniers sont ainsi encadrés, voire enchâssés. Bouleversant la circulation du motif déroulé, l’épicentre, le point d’orgue se trouve désormais en cette zone lumineuse et complexe. Lumière et ombres jouent du clair-obscur.

Ensuite, évidemment, le regard se porte irrésistiblement vers l’extérieur, vers la campagne parsemée de routes et de traces de l’intervention humaine, que l’on entr’aperçoit de la porte latérale et qui se déroule à perte de vue. Le lien s’établit.

Un grand merci à Natahalie Guével et Ariane Reinhart alors étudiantes aux Beaux-arts de Lorient et Murielle Le Guennec et Aurélia Legoff, étudiantes aux Beaux-arts de Lorient et d’Angers. Venues m’assister, elles ont rendu possible en 2005 et cette année cette belle expérience picturale et de rencontre humaine.

© Soizic Stokvis – mai 2007